LES ALPES

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FORT L’ECLUSE (01) :

Positions stratégiques de premier ordre, il fut l’enjeu de nombreux conflits militaires. En 1305, Jean Ier de Châlon, seigneur d’Arlay, partisan du dauphin de Viennois, s’en empare de vive force ; puis il est pris et repris en 1311 et 1318. en 1325, Édouard de Savoie ne pouvant s’en rendre maître, après neuf jours de siège, l’achète de la trahison du commandant de la place, qui sera pendu pour sa félonie. Le château devient savoyard et est érigé en chef-lieu de châtellenie. De cette époque il subsiste notamment la tour semi-circulaire dite « Tour de César » du XIIIe siècle et divers bâtiments du XVe siècle.Vers la fin du XVe siècle, d’importants travaux de restauration et de consolidation sont entrepris. En 1536, les troupes bernoises s’en emparent et ne le restituent aux savoyards qu’en 1564 avec le traité de Lausanne. En 1589, l’armée des confédérés protestants de Berne l’attaque en vain, mais le force à capituler, le 21 avril 1590. Le 1er mai suivant, Amédée de Savoie, frère du duc Charles-Emmanuel, le reprend aux Bernois. En 1600, il ne peut résister aux troupes du maréchal de Biron, et le traité de Lyon de 1601 l’assure à la France. Il va alors subir une complète transformation et ne rien rester de l’ancien système de défense. Si Vauban n’intervient pas directement sur le fort, les préoccupations du moment quant à l’influence considérable de l’artillerie dans les conflits conditionnent de nouveaux aménagements. En 1677, les fossés transversaux sont creusés et les murailles à nouveau rehaussées. Entre 1690 et 1700, des embrasures d’artillerie sont ajoutés sans le mur d’enceinte et la porte de Genève est surélevée, couverte d’une tour casematée, les ingénieurs du Roi aux ordres de Vauban vont doter le site d’une enceinte et d’une tour ronde (1638), de fossés et d’un renforcement de la muraille (1677), d’embrasures d’artillerie, d’une casemate, d’une passerelle (1690-1700), d’une place d’arme, d’une plate-forme d’artillerie, d’une nouvelle enceinte. Il est encore modifié en 1720, sous Louis XV, par le directeur des fortifications Biancolelli avec la création d’une route passant à l’intérieur du fort (1721-1723). Entre 1721 et 1723, Louis XV y fait construire une fausse braie pour inclure la route Lyon-Genève dans l’enceinte du fort permettant de la couper en cas de guerre. Détruit suite au siège autrichien de 1815, le fort est finalement reconstruit à partir de 1821. Trois bâtiments principaux sont réalisés, voûtés sur un ou plusieurs étages. Après la reconstruction complète du fort, la nécessité de le protéger par le haut apparaît. En 1834, après de nombreux projets refusés, le général Haxo accepte de construire un nouvel ouvrage de protection dénommé le fort supérieur, dont les travaux s’achèvent en 1848. Le rattachement de la Savoie à la France en 1860 et le percement d’un tunnel routier sous le fort font perdre tout intérêt à la place forte. Ce fort est relié à celui d’en bas par une longue galerie souterraine, composée de 1165 ou 1188 degrés. Avec le rattachement de la Savoie à la France en 1860, Fort l’Écluse perd tout intérêt stratégique. Durant la Seconde Guerre mondiale le fort est occupé par l’armée allemande, puis après le conflit par l’armée française jusqu’à sa désaffectation survenue en 1956. Laissé à l’abandon, le fort est victime d’actes de vandalisme, avant d’être mis en vente dans les années 1970. Une association, l’Association pour la Protection et la Mise en Valeur du Fort l’Écluse, est créée en 1978 avec pour objectif de réaliser des chantiers de nettoyage, de petits travaux et des animations (son et lumière, spectacles,visites guidées, expositions artistiques, etc). En 1981, le syndicat intercommunal des dix-neuf communes du pays de Gex achète le site pour 50 000 francs.[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width= »1/3″][vc_single_image][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »2015″ img_size= »full »][/vc_column][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

COLMARS LES ALPES  (04) :

.Les communautés obtiennent dès 1385 le droit d’établir moulins et jardins sans autorisation et sans payer de cens, les pouvoirs de police du comte sont limités, une partie des lods et trézains sont abolis, les habitants des trois communautés sont exemptés de droits de passage pour leurs troupeaux transhumants et les marchandises qu’ils transportent dans tout le comté. De plus, ils peuvent transporter du sel sans contrainte. Enfin, les habitants peuvent construire des maisons en s’appuyant sur les murailles, percer celles-ci pour y établir des fenêtres ou des portes, aucune garnison ne sera installée sans l’accord des habitants et cela se fera aux frais des comtes, les habitants ont le droit de construire des fossés d’irrigation qui traversent les chemins, et enfin Charles III renonce au droit de vendre la seigneurie sur les trois communautés. Dans le cas contraire, et si les communautés se défendent, même les « armes à la main », aucune sanction ne sera prise contre elles et leurs habitants. En 1390, Raimond de Turenne incendie la ville, qui se consume entièrement mais se relèvera En 1692, suite à l’entrée du Duché de Savoie dans la Ligue d’Augsbourg, Louis XIV charge Vauban de revoir le système défensif de la ville. La vallée de l’Ubaye appartenant à M. de Savoie, Vauban en fermera les débouchés en créant de petites places fortes à Guillaume au débouché du col de la Cayolle, à Colmars au débouché du col d’Allos, et à Saint Vincent qui domine la confluence de l’Ubaye et de la Durance et les défilés du Lauzet. Plus en aval, il donne des projets pour Sisteron et sur le Var pour Entrevaux. Celui-ci délègue sur place les ingénieurs Niquet et Richerand. Le premier restaure l’enceinte médiévale et lui ajoute cinq tours bastionnées renforçant l’importance commerciale de la Cité. Richerand, de son côté, édifie deux forts détachés en amont et en aval de la ville le long du Verdon. Le fort du Calvaire au sud, actuel fort de France, est réalisé en 1693 et le fort Saint-Martin, actuel fort de Savoie, en 1695. En 1700, Vauban se rend sur place et critique la construction des deux forts. Il élabore de nouveaux plans pour la défense de la ville qu’il n’aura pas le temps de mettre en œuvre. En 1713, le traité d’Utrecht déplace la frontière franco-savoyarde et relègue Colmars en seconde ligne. À partir de la fin du XVIIIe siècle, l’enceinte est progressivement abandonnée et investie par les habitants qui occupent les chemins de ronde et ouvrent des portes et des fenêtres sur l’extérieur. Les dernières garnisons quittent la ville entre 1920 et 1930. Les remparts urbains et les deux forts ont été conservés intacts et sont classés au titre des Monuments historiques depuis 1923.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

DIGNE (04) :

La présence de trois rivières (la Bléone, le Mardaric et les Eaux-Chaudes) en a fait un endroit idéal pour l’implantation humaine. Avant la conquête romaine, elle est la capitale des Bodiontici (ou Brodiontii) dont le nom est retrouvé sur le trophée des Alpes à La Turbie. La ville devient ensuite une cité romaine nommée Dinia au Ier siècle, puis Digna en 780. En 1589, à l’avènement d’Henri IV, les ultra-catholiques de la Ligue catholique prennent le pouvoir dans la ville, jusqu’en 1591. Cette année, la ville tombe devant les armées royales de Lesdiguières. La cathédrale, fortifiée par les défenseurs, est attaquée : elle est bombardée avec des catapultes, puis prise d’assaut. C’est aussi pendant cette période que les habitants s’emparent du château des évêques, sur le Rochas, et le détruisent, pour éviter qu’il ne tombe aux mains d’un parti ou de l’autre. Lors de sa visite dans les Alpes du Sud, en 1692, Vauban constate le démantèlement total fait par les habitants après la conquête du Château et de la Ville par Lesdiguières pour le Roi de France en 1591. Il imagine l’établissement de fortifications à Digne pour constituer la seconde ligne du Pré carré dans ce secteur mais ce projet restera sans suite. Immédiatement après la Libération, l’épuration commence. Le camp de prisonniers de guerre allemands compte jusqu’à 2 700 prisonniers. À partir du début de l’année 1945, de nouveaux convois de troupes passent par la ville en direction de la poche de résistance allemande de l’Ubaye. En 1974, la commune voisine des Dourbes est rattachée à Digne. La commune change de nom pour Digne-les-Bains en 1988.[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width= »1/3″][vc_single_image][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/3″][vc_single_image][/vc_column][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

SAINT VINCENT LES FORTS (04)  :

Sa situation sur un carrefour stratégique lui valut l’occupation piémontaise en 1690, lors du siège de Seyne. Envoyé en inspection dans les Alpes suite à l’invasion savoyarde, Vauban propose, dans un rapport daté du 25 décembre 1692, de bâtir une tour carrée à mâchicoulis entourée d’une enceinte bastionnée de faible ampleur, dans un rapport daté du jour de Noël 1692. Ce fort en forme de losange est percé d’une entrée au centre de la courtine sud-est. La porte est entourée de deux demi-bastions. Le fort est conçu pour accueillir une garnison de 80 à 100 hommes. Il est équipé d’une citerne d’eau de pluie, d’une boulangerie et d’une maison du commandant. Une seconde porte, équipée d’un hourd, perce le front nord. Chargé d’appliquer les plans de Vauban, l’ingénieur Richerand, directeur des fortifications du Dauphiné, les modifie, notamment le tracé de l’enceinte, afin qu’il s’adapte mieux au rocher. L’ouvrage est achevé en 1693. Cependant, Richerand constate que la route de Lauzet à Seyne-les-Alpes n’est pas visible du fort, en direction du col. Il décide donc d’édifier une tour ronde à galerie de bois de 300 mètres en avant du fort. Cet ouvrage, de très faible valeur militaire, sert surtout de poste de garde. Elle est achevée en 1696, en pleine guerre de la Ligue d’Augsbourg, alors que la Savoie reste menaçante. Richerand projette également une enceinte pour le village.  En 1700, Vauban se rend sur place et déplore les modifications de Richerand. Il demande des corrections au niveau des escarpements et des embrasures et reprend le projet d’enceinte autour du village en dessinant un rempart à tours bastionnées semi-circulaires, et préconise la construction de casernes. Vauban projette l’ajout d’une seconde tour de guet, plus grande et plus éloignée. Faute d’argent, seules des corrections de détails sont réalisées. La tour supplémentaire et l’enceinte ne seront jamais réalisées, d’autant plus que l’Ubaye devient française en 1713, réduisant l’intérêt du fort de Saint-Vincent. Durant le XVIIIe siècle, le fort est abandonné. Il retrouve une certaine utilité militaire pendant la Révolution Française, ce qui justifie sa restauration sous la Monarchie de Juillet (1830-1848). Restauré et légèrement réaménagé au cours du XIXe siècle, le fort est finalement déclassé en 1880 et remplacé par deux autres forts et une batterie, situés à plus haute altitude. La tour a fait l’objet d’une restauration vers 2005-2010.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

SEYNE LES ALPES (04) :

Seyne-les-Alpes reçoit ses premières fortifications vers 1220 sous les comtes de Provence qui bâtissent une tour, sur l’arête rocheuse qui domine la ville, et une enceinte. Au cours de la guerre de la Ligue d’Augsbourg (1688 -1697), l’ingénieur Niquet renforce cette première enceinte entre 1690 et 1691 par des tours bastionnées. Après l’alerte plus sérieuse de 1692, c’est toute la frontière alpestre qui est révisée par Vauban. En tournée en décembre 1692, il demande la construction d’une citadelle incluant la Grande Tour. . Au cours de la guerre de la Ligue d’Augsbourg (1688-1697), l’ingénieur Niquet renforce cette première enceinte entre 1690 et 1691 par des tours bastionnées. Vauban ne visite pas Seyne mais fournit un projet en décembre 1692. Il préconise d’intégrer la tour médiévale dans une citadelle, elle-même reliée aux remparts de la ville et courant le long de l’arête rocheuse. L’ingénieur Niquet a en charge l’exécution de son projet. La vallée de l’Ubaye appartenant à M. de Savoie, Vauban en fermera les débouchés en créant de petites places fortes à Guillaume au débouché du col de la Cayolle, à Colmars au débouché du col d’Allos, et à Saint Vincent qui domine la confluence de l’Ubaye et de la Durance et les défilés du Lauzet. Plus en aval, il donne des projets pour Sisteron et sur le Var pour Entrevaux. En 1700, Vauban visite Seyne et trouve la citadelle mal bâtie car trop étroite, mal flanquée, dépourvue de front bastionné vers l’extérieur, et construite sur un terrain schisteux et glissant. L’ingénieur, accompagné de Richerand, tente de corriger ces défauts mais sans grand résultat. Il hésite entre remplacer les tours bastionnées par des bastions, ou les reconstruire pour augmenter leur efficacité. L’ensemble du chantier s’achève en 1705. En 1722, la place est abandonnée, suite au traité d’Utrech de 1713 qui voit l’annexion de l’Ubaye. Durant l’été 1789, un sentiment de solidarité est né à l’intérieur des communautés et entre communautés voisines, et les consuls décident généralement de maintenir les gardes nationales sur pied. Aussitôt la peur retombée, les autorités recommandent toutefois de désarmer les ouvriers et les paysans sans terre, pour ne conserver que les propriétaires dans les gardes nationales. [/vc_column_text][/vc_column][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »2018″ img_size= »full »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »2024″ img_size= »full »][/vc_column][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

SISTERON (04) :

Rien ne reste du châtel, fait de tours et de palissades, du haut Moyen Âge. Le rempart supérieur, ou chemin de ronde, ponctué d’un puissant donjon remonte au XIIe siècle. Après les destructions subies au cours de celles-ci, Jehan Erard, ingénieur militaire de Henri IV adapte, de 1590 à 1597, deux enceintes successives au nord, et trois au midi, en un étagement d’ouvrages bastionnés auquel venait se souder le rempart enserrant la ville depuis le XIVe siècle. Au cours de ces travaux, Erard innove en imaginant un système de fortifications en « dents de scie » que devait, plus tard, reprendre et perfectionner Vauban (1633-1707). La face sud comporte quatre enceintes fermées de portes bien défendues, pour certaines par des ponts-levis. Celle du nord, trois seulement très remaniées au XIXe siècle. Ces ouvrages attribués à Jehan Erard sont plus sûrement l’œuvre d’un ingénieur venu d’Italie Jehan Sarrazin où l’art de fortifier était plus avancé que de ce côté des Alpes. La vallée de l’Ubaye appartenant à M. de Savoie, Vauban en fermera les débouchés en créant de petites places fortes à Guillaume au débouché du col de la Cayolle, à Colmars au débouché du col d’Allos, et à Saint Vincent qui domine la confluence de l’Ubaye et de la Durance et les défilés du Lauzet. Plus en aval, il donne des projets pour Sisteron et sur le Var pour Entrevaux Un siècle plus tard, en 1692, Vauban, après l’invasion de la haute vallée de la Durance par le duc de Savoie Victor-Amédée II, conçoit pour Sisteron un vaste plan de défenses intéressant la ville et la forteresse. À son arrivée, il découvre une forteresse en élévation, entourée de cimes d’où on peut la réduire à merci. Il projette tout de suite une série d’ouvrages. Pour la forteresse elle-même, il recommande de réhausser les courtines, de renforcer les portes d’accès et ordonne la construction d’un magasin à poudre à l’abri des tirs plongeants. De l’ambitieux projet, seul le magasin à poudre et le puits de cette dernière seront réalisés. De 1842 à 1860, le comté de Nice et la Savoie n’étant pas encore en France, d’ultimes travaux furent entrepris pour adapter la citadelle aux nécessités de l’époque et de la défense des frontières. Les ingénieurs qui en furent chargés suivirent les recommandations faites deux siècles plus tôt par Vauban : on releva les courtines ; on ouvrit deux portes charretières dans la face sud. Au nord, la deuxième enceinte fut remaniée, une citerne fut aménagée, et enfin on creusa le formidable escalier souterrain reliant la citadelle à la porte nord de la ville, elle aussi reconstruite.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

TOURNOUX (CAMP RETRANCHE) (04) :

S’appuyant sur les places fortes construites par Vauban et sur les chemins aménagés durant les campagnes précédentes, Il est probable qu’avec son ami Catinat qui vient de faire toute la campagne de 1691 à 1692 et connait bien les débouchés du col de Larche, ils décident d’établir un grand camp retranché sur le plateau de Tournoux dominant la route menant au du col de Vars, mais aussi au point de départ d’un chemin menant à Embrun par le col du Parpaillon. Ce grand camp retranché de Tournoux fait l’objet de travaux d’aménagements et de mise en défense conduits par l’Ingénieur Richerand qui est en charge des places de Provence et mènera à partir de 1693, sur les instructions de Vauban, les travaux des places fortes de Colmars, Seyne et St Vincent. Il construira aussi quelques redoutes pour protéger l’accès du camp retranché de Tournoux. Les redoutes de Saint-Paul, Larche et Gleizolles, sont autant de « vedettes » avancées du camp de Tournoux : elles retardent l’avancée des « ennemis du Roy » et permettent aux bataillons de Tournoux de se mettre en ordre de combat pour garantir le contrôle de la vallée de l’Ubaye, alors terre savoyarde et enjeu majeur du contrôle des Alpes. Celle qui subsiste, restaurée par la suite par Berwick puis en 1891 par le Génie est constituée d’une Tour bastionnée triangulaire accolée à l’angle ouest d’une enceinte quadrangulaire ayant, à l’angle est, une sorte de bastion faisant office de caponnière. Le chemin vers le col du Parpaillon est également tracé à cette époque. Le traité de Ryswick (1696) mettant fin à la Guerre de la « ligue d’Augsbourg », restituera la vallée de Barcelonnette au duc de Savoie, les français quitteront la vallée et les travaux en resteront là. Ce n’est qu’en 1709 durant la guerre de « Succession d’Espagne » que le Maréchal de Berwick fera reprendre les travaux, la valeur stratégique de cette position n’ayant pas changé.  Le camp est renforcé par des redoutes construites entre 1693 et 96 et qui étaient laissées à l’abandon.  Reprenant les travaux de campagne effectué par Catinat une dizaine d’année auparavant, Berwick fit remettre en état trois redoutes dont une seule subsiste en bon état mais dont on peut encore voire les structures de deux d’entre elles. Des retranchements de campagne en pierres sèches sont aménagés sur le plateau de Tournoux et les redoutes sont achevées. Il y en aura sept au total. Une fois aménagé, ce camp devient plus d’un siècle une base arrière quasi permanente, dans lequel ne stationne jamais moins de 10 bataillons et parfois 16 soit environ 10 000 hommes. Aujourd’hui, il ne reste pas de témoignage visible du camp retranché. Par contre, il demeure une redoute de Berwick en bon état et deux autres ruinées[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »2025″ img_size= »full »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »2061″ img_size= »full »][/vc_column][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

BRIANCON (05) :

De 1343 à la Révolution, la région est en effet organisée en une fédération de cinq Escartons, territoires disposant de prérogatives particulières (exemptions de redevances, liberté de la personne et des biens, privilèges économiques, liberté de réunion et élection de représentants), qui ont subsisté au rattachement du Dauphiné de Viennois à la France, le tout contre un don de 12 000 florins et une rente perpétuelle. La charte est encore conservée à la mairie de Briançon écrite sur un parchemin de 1,60 m par 50 cm. Les habitants de Briançon bénéficient du statut de franc-bourgeois : bien que non-nobles, ils sont libres de toutes les contraintes imposées aux serfs, et rendent un hommage au Dauphin quand celui-ci ou le gouverneur du Dauphiné l’exige. C’est ainsi que le four banal devient communal cette année-là.  Vers 1344-1345, le bourg de Briançon comporte un mur d’enceinte percé de trois portes (porta Superior, porta Meana et porta Inferior) ; à l’intérieur, se trouvent quatre quartiers et, entre autres éléments, la maison delphinale, le four, un beffroi d’alarme, la halle du marché, la maison des banquiers lombards et trois fontaines. Le grand Béal, le canal qui coule au milieu de la Grand-rue, alimente les fontaines et sert à la lutte contre les incendies, est construit en 1345. Briançon est rattachée au Royaume de France en 1349 avec le reste du Dauphiné, par le traité de Romans, passé entre le dernier dauphin de Viennois, Humbert II, et le roi de France Philippe VI.  En 1370, l’enceinte de la ville, qui n’était formée que par les maisons particulières, est renforcée : on bouche les ouvertures des maisons qui se trouvent au rez-de-chaussée, on colmate les rues et les interstices entre les maisons, on creuse des douves, et des tours sont construites, adossées aux maisons. Prospère, la ville forme une communauté formalisée avec les hameaux alentour (rassemblés sous le terme de « tierce »), le 4 mars 1382. En 1624, un incendie survient en plein hiver, alors que l’eau du Béal est gelée. Il dure cinq jours et détruit 80 % de la ville. À cette époque, et malgré les franchises accordées aux Escartons, la gabelle est instaurée depuis 1674. À cette époque, grâce à la politique de la ville qui finance deux maîtres d’école à l’année, plus de 85 % des hommes sont alphabétisés. Le 26 janvier 1692, un autre incendie est encore plus destructeur, à cause des grands approvisionnements qui avaient été stockés en ville par l’armée : seuls quelques maisons, le couvent des cordeliers, le grenier à sel et l’hôtel du vibailli subsistèrent. Il faudra une dizaine de jours avant que quiconque puisse accéder aux ruines.  En raison de sa situation proche de la frontière avec le duché de Savoie, Briançon devient une ville militaire. En 1689-1690, durant le règne du roi Louis XIV, une nouvelle enceinte est construite par Hue de Langrune. Cette même année, le ralliement du duché de Savoie renforce la ligue d’Augsbourg. Durant l’été 1692, le duc Victor-Amédée II de Savoie dirige une campagne en Dauphiné méridional, prouvant que les montagnes ne font pas barrage. Après avoir pris et pillé Embrun (16 août), il ravage les environs, mais malade, il ne s’attaque pas à Briançon. Vauban rédige un projet d’améliorations des fortifications la même année.  Vauban est à nouveau en tournée en 1700 sur la frontière des Alpes pour améliorer les systèmes défensifs, et, en collaboration avec les meilleurs ingénieurs militaires et les plus grands généraux, il fait renforcer et améliorer les fortifications de la ville et enclenche la construction d’une ceinture de forts autour d’elle pour la défendre, exploitant le relief des montagnes pour occuper les points-clefs permettant d’en surveiller les accès. Il dote également Briançon de casernes, apaisant ainsi les craintes de la population provoquées par les passages dévastateurs des gens d’armes. En 1713, le traité d’Utrecht rapproche la frontière au col du Montgenèvre, qui est de plus lourdement taxé par le duc de Savoie. Le commerce est détourné durablement de la ville. La ville étant devenue une ville frontière, le marquis d’Asfeld construit une ceinture de forts de 1721 à 1734, reliés entre eux notamment par le pont d’Asfeld : fort des Trois Têtes, fort du Randouillet, fort Dauphin, fort d’Anjou, redoute du Point du Jour et la communication Y. Pour des raisons économiques, Briançon tenait à son caractère de ville de garnison qui s’affirme en 1890, lorsque le 159e régiment d’infanterie alpine y est envoyé. Il devient alors le régiment de la ville. Un siècle plus tard, en 1994, est créé au sein du 159e RIA le Centre national d’aguerrissement en montagne. Celui-ci avait pour mission d’entraîner les formations d’infanterie françaises et étrangères dans un milieu naturel difficile, d’assurer l’instruction spécifique en montagne et le soutien des stages en altitude d’organismes de l’armée de terre ou interarmées. Le CNAM ferme définitivement en 2009 à la suite de la restructuration des armées de 2008. La ville devient station de ski en 1990.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

EMBRUN (05) :

L’archevêque-prince d’Embrun était primitivement seul maître de la ville ; le comte de Provence en 1160, le Dauphin en 1210 et 1247, héritiers du comté d’Embrun, lui imposèrent un condominium et opposèrent au beau donjon carré du prélat, la Tour Brune, un château hors des murs, sur le roc, dont il ne reste que la base d’une tour du XIIIe siècle, la construction des fortifications bastionnées ayant occasionné la destruction du reste. Au XVIIe siècle, Embrun dispose ainsi d’une double enceinte qui est équipée de neuf bastions et d’une demi-lune. Cette enceinte ne suffit pas en 1692 à repousser les attaques du duc Victor-Amédée de Savoie, pendant la Guerre de la Ligue d’Augsbourg. Assiégée, Embrun est prise et sinistrée. L’année suivante, Vauban la visite et rédige un mémoire pour la défense de la cité. Ce mémoire comporte un projet d’amélioration qui consiste principalement à ajouter des tours semi-circulaires à créneaux le long de l’enceinte. Ces tours, destinées à l’artillerie, auraient atteint près de vingt mètres de hauteur totale. Un second projet plus important est rédigé la même année. Il devait remplacer le premier au cas où Mont-Dauphin ne serait pas réalisée. Le premier projet n’a été réalisé qu’en partie. Les difficultés financières de la fin du XVIIe siècle ne permettaient pas de tout réaliser. En 1791, les ingénieurs de la Révolution proposent un projet de lunette d’Arçon, resté inappliqué. Il ne subsiste que deux vestiges du passé fortifié d’Embrun : une tour médiévale dite Tour brune et l’hôtel des Gouverneurs, situé rue de la Liberté. Le reste des fortifications a été démantelé à partir de 1882 pour percer des boulevards urbains et construire une gare ferroviaire. Le plan relief de 1701 et restauré en 1783 et 1792, réalisé au 1/600e, est aujourd’hui conservé au musée des Invalides de Paris[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »2062″ img_size= »full »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/3″][vc_single_image][/vc_column][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

FORT QUEYRAS (05) :

Fort Queyras a été construit au moyen âge (vraisemblablement aux 11ième et 12ième siècles pour les versions primitives, sans qu’on le sache vraiment). La première trace de son existence est trouvée dans les archives des enquêtes delphinales de 1265, où l’on parle d’un château « castrum Quadracii » dont l’entretien est reparti entre les communautés du Queyras. Il est alors rattaché à la Province du Dauphiné, sous l’ancien régime : c’est ainsi un chateau delphinal (qui apparatient au dauphin du Dauphiné et donc au dauphin fils aîné du Roi de France), c’est une enceinte quadrangulaire située au sommet de la butte de Chateau-Queyras. Au XVIe siècle, le château est la proie des guerres de religions. En 1685, la révocation de l’Édit de Nantes, à la suite de laquelle la « religion prétendument réformée » a été de fait interdite, a provoqué de graves drames humains. Beaucoup de Queyrassins ont préféré abandonner leurs biens et se émigrer plutôt que d’abjurer. On peut estimer à plus de trois cents le nombre de Queyrassins qui ont quitté définitivement la France. Comme la Savoie, alliée aux puissances du Saint-Empire romain germanique dans la Ligue d’Augsbourg, a déclaré en 1689 la guerre à la France, elle a constitué parmi les vaudois, alliés des réformés, de la vallée du Pellice (de l’autre côté de la frontière, au-delà d’Abriès) des milices armées, qui ont fait des incursions meurtrières, de 1689 à 1693, dans le Queyras, incendiant des maisons et même des hameaux, détruisant des chapelles, pillant des fermes, volant du bétail, etc. À la suite de cette dernière invasion, fortification par Vauban qui visite Fort Queyras en 1692. Cette même année  assiégé par les troupes du duc de Savoie, Château-Queyras résiste. Vauban établit un projet de fortifications pour  en faire une véritable place forte appliquant ainsi les meilleures défenses au standard du maître des citadelles. Vauban fait une seconde visite en 1700. En 1700, la traverse, réalisée en 1692, est refaite car son tracé n’était pas correct.  Il inclus une large extension de l’enceinte sur le front ouest. La même année, il améliore la protection de la porte principale du fort en y construisant une demi-lune couverte par des demi-bastions. Des travaux successifs à partir de 1693 et jusqu’en 1740 seront menés pour réaliser le projet Vauban et permettront d’y ajouter : la grande enceinte au nord-est avec escarpes et contre-escarpes, fossé, bastions, courtines, et demi-lunes. L’enceinte originelle est par ces travaux doublée d’une grande enceinte, une nouvelle enceinte est construite sur la face Est, une petite enceinte sur le front ouest, finalement plus limitée et bien moins imposante le projet initial de Vauban. Fort Queyras devient ainsi un poste avancé permettant d’observer les envahisseurs éventuels et permet à Mont-Dauphin et Briançon de se préparer, pour verrouiller efficacement l’accès à la vallée de la Durance. Au XVIIIe siècle, une boulangerie et une infirmerie sont construites sur le plateau ouest. À la même époque, une conduite est percée pour alimenter la citerne en eau. Celle-ci était alimentée depuis le XIVe siècle par le ruissellement des toits, et, malgré des travaux d’agrandissement effectués par Vauban, l’alimentation en eau du site problématique. Durant la Révolution française, les généraux Rostaing et Michaud d’Arçon agrandissent la demi-lune pour renforcer la défense côté nord. Deux batteries casematées à la Haxo sont construites : en 1841-1842 au nord, et entre 1843 et 1846 au sud. Un nouveau bâtiment casematé est réalisé au XIXe siècle sur le plateau ouest, capable d’abriter soixante hommes en temps de paix et quatre-vingt-dix en temps de guerre. Le site est modernisé dans les années 1930 et démilitarisé en 1967. Aujourd’hui acquis par des propriétaires privés, le Château Queyras a été intégralement conservé et est ouvert à la visite de mai à septembre. Les remparts et l’extérieur des bâtiments sont inscrits au titre des Monuments historiques depuis le 29 novembre 1948. Le fort fut désarmé de 1940 à 1944, puis rendu à la vie civile en 1967. Le Château Queyras est l’un des rares exemples conservés d’ouvrage médiéval adapté et remanié par Vauban et ses successeurs.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

GAP (05) :

Au 1er siècle, l’emplacement de la future ville se résumait à un camp romain. Ce camp était protégé par un mur terrassé entouré d’un fossé. Il était le plus important entre Montgenèvre et Sisteron. La garnison qui l’occupait pouvait être estimée à 360 hommes. Ceux-ci provenaient des peuplades alentour. Ils étaient chargés de protéger les utilisateurs des voies romaines contre les pillards. Plus tard, un axe vers le Champsaur est créé. Le site de Gap prend de l’importance en devenant un nœud de communication. En 1692, les troupes du souverain piémontais Victor-Amédée II, engagé dans la Ligue d’Augsbourg contre la France de Louis XIV, prennent la ville, abandonnée par ses habitants, le 29 août. Gap est pillée et incendiée : sur les 953 maisons de la commune, 798 sont détruites. Vauban passe à Gap en 1692. Il découvre des fortifications alpines en bien plus mauvais état qu’il ne s’y attendait. A Gap, « un manteau de gueux rapiécé », il faut tout revoir. Vauban pense en faire ne seconde ligne comme pour les défenses du Pré Carré du Nord et de l’Est, mais avant tout il faut urgemment intervenir sur la première ligne et notamment sur la frontière avec la Savoie. IL rédige un projet de fortification qui demeurera sans suite. De retour de l’île d’Elbe, Napoléon s’arrête à Gap le 5 mars 1815. Reconnaissant de l’accueil de la population de ces régions, il laisse un message de remerciements aux habitants. Lors de la Seconde Guerre mondiale, la ville fait partie de la zone libre. Mais après novembre 1942 et l’Unternehmen Anton, elle est intégrée à la zone occupée. La ville se libère seule en aout 1944.

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MONT DAUPHIN (création) (05) :

En 1692, durant la guerre de la Ligue d’Augsbourg et malgré une alliance matrimoniale avec la France, Victor-Amédée II, duc de Savoie, s’est joint aux Alliés (Angleterre, Autriche, Provinces-Unies) en juin 1690. De juillet à septembre 1692, à la tête d’une armée de quarante-cinq mille hommes, il envahit le Queyras et la vallée de la Durance, pour créer une diversion et diviser les forces françaises, dévastant tout sur son passage : ponts, villages, récoltes sur pied. Gap, Embrun, Guillestre sont prises et pillées. Seules l’arrivée de l’automne et la petite vérole font faire demi-tour à l’armée piémontaise. Il est ainsi démontré que les montagnes des Alpes ne sont pas suffisantes pour arrêter une armée. En septembre, sur ordre du roi, Vauban abandonne la réfection de la fortification de Namur dont il vient de s’emparer, pour inspecter la frontière des Alpes. Après avoir fait une reconnaissance, la « borne » qu’il choisit, en novembre 1692, est une position conseillée par Catinat, surplombant par des escarpements de 100 m de haut le confluent du Guil et de la Durance. L’ingénieur propose d’y construire une place forte nouvelle, destinée à verrouiller la vallée du Guil, et accueillant une population civile. « Je ne sais point de poste en Dauphiné, explique-t-il, pas mesme en France, qui lui puisse être comparé pour l’utilité […]. C’est l’endroit de montagnes où il y a le plus de soleil et de terre cultivée, il y a même des vignes dans son territoire, des bois, de la pierre de taille, du tuf excellent pour les voûtes, de la pierre ardoisine, de bon plâtre, de fort bonne chaux et tout cela dans la distance d’une lieue et demie, pas plus […]. Et quand Dieu l’aurait fait exprès, il ne pouvait estre mieux ». Comme à son habitude, Vauban a tout prévu, tout calculé et, notamment, le coût de l’entreprise, dans un « Abrégé estimatif de toute la dépense de Mont-Dauphin » : il évalue les travaux à 770 000 livres, une somme raisonnable dans une année de crise car le royaume, entre 1692 et 1694, épuisé par les dépenses de la guerre, doit aussi faire face à la plus grave crise de subsistances du XVIIe siècle. Le projet est approuvé rapidement, le 4 mars 1693, notamment en raison de la qualité du roc de Mont-Dauphin, du poudingue, et de l’abondance du marbre rose à Eygliers. La construction débute immédiatement et l’essentiel est réalisé ou commencé quand Vauban inspecte la place en 1700. Avec la signature du traité d’Utrecht et l’éloignement de la frontière, les seuls travaux concernent des aménagements de détail et les adaptations indispensables aux évolutions techniques, et ce jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Pour attirer la population, les terrains sont gratuits pour qui veut construire, et les habitants bénéficient de franchises d’impôts. Pour favoriser le développement de la ville, il est demandé le transfert d’administrations de Guillestre, qui n’eut jamais lieu. Un marché et des foires sont institués en 1765 ; mais les contraintes, règlement sur les constructions, fermeture de la ville le soir, discipline militaire, une seule porte d’entrée, à l’opposé de la grande route, les inconvénients de la présence de nombreux soldats célibataires, limitent la population civile à un maximum de cinq cents habitants au XVIIIe siècle. Bénéficiant de franchises fiscales, la communauté de Mont-Dauphin (réunie à celle d’Eygliers en 1753, avec trois consuls dont le premier était toujours de Mont-Dauphin), a toujours maintenu un instituteur, financé grâce au privilège de non-taxe sur le bétail à pied fourchu entrant dans la place, et proposé une instruction gratuite. Après 1826, les écoles de filles et de garçons sont séparées. Pour limiter la dépense en ravitaillement, et les désertions causées par la situation difficile de la ville, la garnison qui compte deux bataillons au début du siècle (qui participent aux travaux), est répartie entre un bataillon logé à Embrun, et un autre bataillon dont une partie est casernée à Gap et l’autre qui garde effectivement la place de Mont-Dauphin. En montagne et en l’absence de routes, le mulet, animal de bât, a l’avantage sur les animaux de trait grâce à sa force, sa sobriété et à sa grande capacité à évoluer en terrains accidentés. Au XVIIIe s, la place dépendait entièrement des mulets pour son ravitaillement : ils furent ainsi entre 100 et 300 à stationner à Mont-Dauphin durant plus de deux cents ans. Vivres et munitions étaient acheminées par de longues caravanes de mulets bâtés. La présence des sources d’eau chaude a généré des projets de réutilisation, élaborés dans les années 1980, dans les bâtiments du site fortifié. Mais ils ont été abandonnés par la chaîne thermale du Soleil à une période où les services de la Sécurité sociale annonçaient déjà des restrictions sur les remboursements des cures thermales.Le projet, étudié sous le contrôle des services de l’État chargés du contrôle des sites bénéficiant d’une protection au titre des monuments historiques et de la protection de la nature, prévoyait un centre de thermalisme et un hôtel de Luxe à Mont-Dauphin. Ces études de faisabilité ont finalement été ressorties des cartons, mais cette fois pour la source minérale de Plan de Phazy, avec un projet de création de bains scandinaves.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

ENTREVAUX (06) :

Par deux fois d’ailleurs, Entrevaux sera victime de traitrises. En 1536 Charles Quint envahit la Provence. Le seigneur du lieu Jacques de Glandevez lui livre la ville qui est en partie incendiée et sa population civile en partie décimée. Elle se libère en 1542 en tuant le gouverneur espagnol. En 1594 durant les guerres de religion un lieutenant tente de la livrer au gouverneur de Nice, mais le commandant de la place de Colmars- les- Alpes parvient à reprendre la place et le château avant qu’une garnison nombreuse rende la chose impossible. Pour sa fidélité au Roi de France, Entrevaux devient ville royale et est exemptée de taxes et autres impôts ce qui facilitera grandement dans ce pays pauvre, l’implantation d’activités bénéfiques à son économie. Vauban va fortifier Entrevaux comme d’autres places de Provence à la suite du changement d’alliance du Duc de Savoie, Victor Amédée qui en 1690 assiège Colmars- les -Alpes et en 1692 franchit les cols de Larche et de Vars et ravage le Gapençais. Dès septembre 1692 Vauban est envoyé sur la frontière avec le duché de Savoie. Le mauvais temps qui lui cause un de ces mauvais rhume dont il souffrira toute sa vie empêche Vauban de se rende à Entrevaux. Il ne visitera la cité que lors de sa deuxième inspection des frontières de Savoie par « des chemins que le diable à fait… ».Mais cela ne l’empêche pas de donner ses instruction à son ingénieur en chef Niquet et après l’avoir corrigé à adresser au Roi un premier projet qu’il commente dans une lettre du 16 février 1693. La particularité du site d’Entrevaux toute proportions gardées, Vauban la connait bien. C’est en effet aussi dans une ville ceinturée par une rivière, Besançon, que pour répondre à l’impossibilité de développer un système bastionné en profondeur il a imaginé les tours à canon qu’il développera ensuite à Belfort et dans diverses places fortes de même configuration, comme Bouillon. Vauban comme c’est la règle qui a toujours présidée à ses projets, fortifie Entrevaux en s’adaptant au relief et avec une grande économie de moyens. «comme ces trois places ( Colmars- les -Alpes, Guillaume et Entrevaux) sont toutes bossillées et également commandées de près ou de loin par des hauteurs qui les environnent, il n’y a qu’une méthode de fortification à y observer, qui est celle des tours bastionnées et des murailles couvertes, un peu fortes, percées d’embrasures et de créneaux, sans quoi il n’y aurait pas moyen de pouvoir demeurer aux défenses ». Ces tours bastionnées pourront servir de cave, de grenier , de magasin à poudre, de caserne, d’hôpital, de retranchement etc ., Vauban poursuit : «il n’y a a pas une seule tour bastionnée bien faite dans laquelle on ne puisse trouver toutes ces propriétés là…dans leurs trois étages, il y aura de quoi placer commodément 6 pièces de canon sur chaque flanc ou leur équivalent, de sorte que dans un même bâtiment on trouvera tout ce qui peut convenir à une fortification parfaite, ajoutant à cela les fossés et les escarpements du roc, partout où il y a lieu d’e n pouvoir faire et il est certain qu’on parviendra à faire de très bonnes places et bien sûres où il n’y avait presque pas d’apparence de pouvoir placer une redoute. » Vauban ajoute plus loin ce qui synthétise sa pensée face au problème posé par cette frontière : « par les moyens des châteaux de Guillaume et d’Entrevaux, quoique de très petite capacité, on n’aura besoin que d’une très petite garnison dans ces places quand il ne s’agira que de leur garde ordinaire et hors les châteaux où il faut des troupes réglées qui ne soient pas du pays. Je voudrais autant que faire se pourrait, avoir dans ces villes quelques compagnies franches, composées de gens du dit pays qui en savent bien les chemins, et sont plus propres à guerroyer dans les pays de montagne que ceux qui n’y sont pas accoutumés : quant aux châteaux, deux compagnies ou trois dans chacun suffiront à les garder et défendre »…. Vauban la découvre en 1700 et en fait la description suivante : « Il y a 197 maisons à Entrevaux et 76 qui lui tiennent lieu de faubourg ce qui fait 273 dans lesquelles il y a environ 1650 personnes de tous âges et de tous sexes….elle n’en est pas moins mal bâtie, le roc paroit encore tout brut dans la plupart des rues6 dans les hameaux en dépendant… » On construit une nouvelle cathédrale au début u XVIIème siècle ; Elle sera achevée en 1630 son clocher n’étant terminé qu’en 1667.La cathédrale est intégrée au rempart pour sa propre défense et celle de la ville. En 1662 on construit un ouvrage à Corne pour la défense de la porte de Savoie. De cette époque on voit la construction d’une première tour à canons. On préconise de doter la cathédrale d’une plateforme à canons, quant à la cathédrale elle-même elle apparait destinée à servir d’hôpital pour 96 hommes en cas de siège. Pour l’enceinte de la ville le projet de Vauban consiste à doubler l’alignement des maisons existantes en construisant une courtine marquant le chemin de ronde. L’assise de cette nouvelle enceinte s’appuie sur le rocher et sur des arcs de décharge lorsque nécessaire. Les embrasures et meurtrières sont réservées au fusil. Vauban fera renforcer la porte de Savoie, et la porte de France qui se trouve en deçà du pont rebâti en 1657 sur le Var. Deux tours rondes achevées en 1690 défendent la porte de France. Elles encadrent un pont-levis à flèche avec un système de contrepoids. Il était couplé avec une herse aujourd’hui disparue. De l’autre côté du pont l’entrée est protégée par une tour carrée formant barbacane, à mâchicoulis et archères. Vauban élabore un projet ambitieux pour cette tête de pont avec construction d’un monumental ouvrage à corne. Ce projet couteux ne sera jamais réalisé. Les tours bastionnées seront finalement réalisées par l’ingénieur Richerand. Ce sont des tours pentagonales à deux niveaux de feu. Le premier étage est voûté à l’épreuve des boulets. Il est équipé d’un puits et de trous de ventilation pour évacuer les fumées dégagées par les tirs. La couverture comme dans les tours de Besançon et de Belfort devait être démontée en temps de guerre. Très exposées aux crues violentes du Var Vauban fait construire des bermes au pied des deux tours ancrées par des pilotis à pointes ferrées enfoncées dans les graviers du Var. Des poutres sont assemblées pour former un quadrillage charpenté. Cette structure est remplie de graviers et surmontée de blocs de pierres afin de former une digue capable de résister aux assauts du Var. La citadelle. A l’origine il y a au sommet les vestiges d’un château probablement bâti au moyen Age. De ce qu’il en reste, Vauban a une piètre opinion lorsqu’il le découvre : « il est très mal bâti, très imparfait et si petit qu’il ne peut pas contenir le tiers de couverts nécessaires à la garnison et d’ailleurs sans autre défense que celle de la situation qui est presque inaccessible du côté de la ville mais très accessible par le dehors ». Vauban va renforcer l’ancien château, notamment les murailles et faire approfondir de 4 à 5 mètres le fossé qui le sépare de la muraille qui le domine. On fait un pont levis à flèche prolongé par un pont dormant et la poterne est renforcée par un mâchicoulis. A l’intérieur de l’ancien château on rase tout et on fait construire des casernes. On trouve aussi dans la citadelle une boulangerie construite en 1746. Vauban fait refaire le chemin qui mène de la ville à la citadelle. Il fait diminuer la pente du chemin, fait construire de dérivations pour les eaux de ruissellement afin que le chemin ne soit pas emporté lors des grandes pluies. Un magasin à poudre est construit entouré d’un mur près de la porte de Guillaume et au pied du chemin d’accès à la citadelle. Enfin ce chemin d’accès est protégé par deux petits forts les forts Langrune et Pandol encore visibles aujourd’hui. Au total la garnison se compose de 104 hommes valides au début du XVIIIème siècle. A cela s’ajoute environ 200 hommes de la milice municipale. La vallée de l’Ubaye appartenant à M. de Savoie, Vauban en fermera les débouchés en créant de petites places fortes à Guillaume au débouché du col de la Cayolle, à Colmars au débouché du col d’Allos, et à Saint Vincent qui domine la confluence de l’Ubaye et de la Durance et les défilés du Lauzet. Plus en aval, il donne des projets pour Sisteron et sur le Var pour Entrevaux. Louis XIV décide de renforcer et moderniser les forteresses de la frontière alpine (Briançon, Embrun, Seyne, Colmars, Entrevaux). Bien que Vauban ne visite pas la ville, il signe les plans de Niquet à Saint-Paul-de-Vence en 1692. Les travaux, commencés en février de la même année, ne sont pas réalisés en entier, mais la ville comme la citadelle sont renforcées : le chemin fortifié date de cette époque. Les portes d’Italie et de France sont également renforcées. La citadelle, perchée sur son piton rocheux, témoigne encore des efforts pour prévenir les tentatives d’invasion. Le ministère de la Guerre laisse le soin de l’indemnisation des expropriations à la communauté, qui n’en peut mais, en 1705, cette indemnisation n’a pas commencé, il faudra attendre 1705 pour que ce conflit soit réglé. Jusqu’au XIXe siècle, Entrevaux n’est relié au reste du monde que par un chemin muletier, allant de Nice à Barcelonnette par Puget-Théniers. Une route est construite depuis Digne par Annot et le col de Toutes Aures, changeant l’itinéraire traditionnel. Et la route impériale relie Entrevaux à Nice en 1873, mettant fin à des siècles d’isolement relatif. Le rattachement de Nice (1860) éloigne la frontière. Cependant, la forteresse est utilisée jusqu’au début du XXe siècle, et sert de prison pour les officiers allemands durant la Première Guerre mondiale. Le chemin de fer est inauguré en 1907 : Entrevaux est alors relié à Nice, et est presque un terminus, puisqu’il n’y a ensuite que l’arrêt de Pont de Gueydan. La ligne de Nice à Digne est ensuite prolongée jusqu’à Annot en 1908 puis achevée et inaugurée du 5 au 7 août 1911 en présence de Victor Augagneur, ministre des Travaux publics.[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »2066″ img_size= »full »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/3″][vc_single_image][/vc_column][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

GUILLAUMES (06) :

Le castrum de Guillelme est mentionné pour la première fois dans un texte de la première moitié du XIIIe siècle. Il figure dans une liste des habitats relevant du comte de Provence, établie par l’administration comtale entre 1232 et 1234. Le château a été fondé par le comte de Provence Raymond Béranger V durant la première moitié du XIIIe siècle, probablement entre 1233 et 1235. L’agglomération a été fondée à sa suite vers 1235-1240, en tant que ville neuve et à son emplacement actuel. À la fin du XVe siècle, le comte de Provence René Ier d’Anjou, Roi de Naples, ajoute au château le donjon circulaire, symbole de son pouvoir. En 1481, du fait du rattachement de la Provence à la France, conformément au testament de Charles du Maine, Guillaumes devient enclave française dans les États sardes et dès lors son importance militaire ne fait que se confirmer au fil des siècles. La vallée de l’Ubaye appartenant à M. de Savoie, Vauban en fermera les débouchés en créant de petites places fortes à Guillaume au débouché du col de la Cayolle, à Colmars au débouché du col d’Allos, et à Saint Vincent qui domine la confluence de l’Ubaye et de la Durance et les défilés du Lauzet. Plus en aval, il donne des projets pour Sisteron et sur le Var pour Entrevaux. Dès 1700 jusqu’en 1706, Vauban a fait ériger, autour du château, remparts et murailles, le Maréchal séjournant par deux fois à Guillaumes pour en établir les plans et apporter des corrections aux ouvrages. Une deuxième forteresse, qui, soixante ans plus tard, sera démolie par les Français à la suite du Traité de Turin. Modifiant le tracé de la frontière, cet accord cédait à la Maison de Savoie, la ville de Guillaumes et son château démantelé. En 1734, des ingénieurs militaires visitent les fortifications du Sud-Est de la France et passent par Guillaumes. Ils jugent la place inattaquable. Ils la décrivent dans leur rapport : « Les casernes du château peuvent contenir 400 soldats et leurs officiers. Tout le bas-étage est un souterrain voûté à l’épreuve des bombes. » …« Dans l’enceinte de la ville, il y a 75 maisons habitées par 360 personnes. On compte un curé et deux vicaires, deux médecins et chirurgiens, trois marchands, cinq cabaretiers, un fournier boulanger, six maîtres-cordonniers et huit garçons, quinze tisserands, un charpentier, trois maréchaux-ferrants forgerons … Le Magistrat est formé de quatre consuls renouvelés tous les ans par les habitants. La justice est administrée par un juge royal et son lieutenant que la communauté nomme tous les ans, un greffier et autres officiers subalternes. Il y a une corporation des Arts et Métiers, une chapelle ou confrérie des Pénitents, un puits dans la ville et deux citernes au château, un four dans la ville où l’on peut cuire 1500 rations de pain en 24 heures, un moulin dans la ville et huit dans les environs. » Du 4 au 8 juillet 1744, les troupes franco-espagnoles qui doivent attaquer Entraunes et Saint-Martin-d’Entraunes stationnent dans la ville. En 1748, après le traité d’Aix-la-Chapelle, Louis XV réduisit la garnison de Guillaumes à deux compagnies d’invalides, puis à une seule. Les invalides sont des soldats ayant été blessés, devenus moins valides, et affectés à la défense des places. En 1760, la place est démantelée à la suite du traité du 24 mars 1760 rectifiant les frontières entre les royaumes de Louis XV et de Charles-Emmanuel III, Guillaumes est cédée à la maison de Savoie et le château est démantelé malgré la révolte de ses habitants. Les troupes françaises quittèrent la ville le 10 octobre et le commissaire sarde prit possession de la ville le 20 octobre. La ligne de tramway est coupée par des éboulements en octobre 1928. Elle entre alors en déclin. Le 16 mai 1929, devant les dépenses importantes nécessaires pour le maintien de la ligne, son exploitation est arrêtée, à peine six ans après son inauguration. La ligne de tramway est déclassée et son matériel est utilisé sur la ligne de la Tinée le 2 avril 1932. En 1939, dans le cadre du secteur fortifié des Alpes-Maritimes (SFAM) de la « Ligne Maginot alpine », est achevée la construction de la casemate (blockhaus) située à deux kilomètres en aval du bourg à l’entrée amont des gorges de Daluis. En juin 1940, les défenseurs de cette casemate n’auront pas à utiliser son armement (un canon antichar AC 25 et une mitrailleuse), les envahisseurs italiens n’ayant pas réussi à franchir la vallée de la Tinée où ils ont été arrêtés, notamment dans le secteur d’Isola. Guillaumes est la première commune du département libérée par les F.F.I., le 14 juillet 1944[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

SAINT PAUL DE VENCE (06) :

Ville d’origine médiévale, Saint-Paul-de-Vence reçoit ses premières fortifications au XIIe siècle sous la forme d’un castrum lorsqu’elle devient une agglomération fortifiée. En 1388, alors que le comté de Nice passe en territoire savoyard, elle obtient le statut de ville fortifiée. Redevenue française, la ville subit deux invasions savoyardes en 1524 et 1536 qui conduisent François Ier à moderniser les fortifications. Ainsi, il disposera d’une place forte sur le Var, placée sur une hauteur et ayant vue sur le fleuve et la mer. Les premières années du chantier se limitent à la consolidation des murailles médiévales. Ce n’est qu’au milieu du XVIe siècle que les premiers bastions apparaissent, dotés d’orillons droits avec des casemates à ciel ouvert à leurs bases, équipées d’une embrasure à canon. Situés sur les flancs nord et sud, les plus exposés aux attaques, ils protègent les deux portes de la ville et sont complétés par des courtines. Les travaux débutent en 1544. Entre 1590 et 1596, la place est occupée par les Savoyards qui soutiennent les ligueurs opposés à Henri IV. Durant cette occupation, un parapet de briques est mis en place. Vauban visite le site en 1692. Il propose une restauration et des améliorations de l’enceinte, ainsi que la construction d’une seconde forteresse sur le site du village de Broc, situé au nord de Saint-Paul-de-Vence. Au début de 1701, Vauban remet à Louis XIV et à Michel Le Peletier de Souzy son projet d’amélioration des fortifications de Saint-Paul dans lequel il critique l’enceinte de Saint-Paul, « bastie sur un très mauvais dessin, car il fallut pour l’exécuter abattre plus de la moitié des maisons de la ville, et avancer la place sous un commandement dont il faloit se reculer au lieu de s’en approcher… », et formule des réserves sur l’opportunité du projet. Antoine Niquet reprit le projet de Vauban et en fit un nouveau projet daté du 11 janvier 1705. Il proposait des améliorations dans les terrassements internes. Certaines de ces propositions ont été mises en œuvre après 1706. Des réparations ont été faites après le siège des Impériaux en juillet 1707. Des modifications ont été faites sur les flancs des deux demi-bastions du front sud et Antoine Niquet a ajouté des créneaux à l’ancienne tour-porte médiévale du front nord. le Paul-François de Lauzières d’Astier, directeur des fortifications, rédige deux avais, en avril et juin 1717 sur les réparations indispensables pour conserver Saint-Paul comme place de guerre. Depuis 1707, le maire était aussi la charge de gouverneur de la place et il avait fait des réparations économiques. Le directeur des fortifications s’enquiert en 1717 et 1724 de la stabilité des revêtements de la courtine ouest. Les consuls de la ville s’en inquiète à nouveau en 1746. L’ingénieur du génie, Légier du Plan, propose une réparation économique qui a permis de retarder l’effondrement de la courtine ouest jusqu’en 1805. La place est considérée de peu d’intérêt pour la défense de la frontière en 1746. Elle n’est plus considérée que comme un refuge de la population environnante en cas de guerre. La place est officiellement déclassée sous le Premier Empire. En 1829, des projets de réhabilitations sont proposés pour la défense de la frontière du Var. Le remontage de la brèche de la courtine ouest et la réparation de la courtine du front est, sont proposés en 1832. Ces travaux sont approuvés en novembre 1836 et réalisés en 1837. Après l ‘annexion du comté de Nice à la France,en 1860, la place de Saint-Paul perd son intérêt militaire. Elle est déclassée officiellement en 1870/ Propriété de la ville depuis 1872, l’ensemble des fortifications a été conservé intégralement jusqu’en 1910. Des rampes sont aménagées dans le bastion du Roi au nord-est pour améliorer l’accès à la ville. En 1985, une nouvelle percée a été effectuée dans le flanc du bastion sud-ouest avec le même objectif. La porte de Vence est l’un des rares vestiges de l’enceinte médiévale. L’ensemble des fortifications a été classé au titre des Monuments historiques en 1945[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »2068″ img_size= »full »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »2070″ img_size= »full »][/vc_column][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

FORT BARREAUX (38) :

Créée en 1597 par l’ingénieur italien Ercole Negro, le fort Barraux est construit sur ordre du Duc de Savoie Charles-Emmanuel Ier, par pur esprit de provocation à l’encontre du roi de France Henri IV, et surtout du Connétable Lesdiguières, gouverneur protestant du Dauphiné. Les travaux débutent le 15 août et s’achèvent au début de l’année suivante. Le fort, quadrangulaire à six bastions à orillons et trois demi-lunes et places d’armes, est construit assez rapidement. Une partie des pierres provient vraisemblablement de deux fortifications plus anciennes, Bellecombe et La Buissière, abandonnés depuis vingt ans. Le 15 mars 1598, le chantier vient à peine de s’achever que Lesdiguières s’empare du fort, justifiant cette prise par le fait qu’il faut un fort pour défendre la route du Grésivaudan vers Grenoble, alors que les finances du royaume ne permettaient pas un tel aménagement. Sitôt pris, le fort Barraux est réaménagé par les ingénieurs d’Henri IV et de Lesdiguières. Le premier d’entre eux est Jean de Bien. Son apport a consisté à déplacer la porte principale du fort, placée originellement dans le front de Savoie, pour la réinstaller dans celui de Grenoble, où l’orillon du bastion du Roi peut aisément la couvrir. Il construit également l’hôtel du Gouverneur et les bas forts, ces derniers constituent une fausse braie. L’ingénieur Camus renforce ensuite les défenses vers le nord, par l’agrandissement de la demi-lune de Savoie qu’il relie au fort par une caponnière à ciel ouvert. Camus transforme aussi les bas forts du sud en bastions pour en augmenter l’efficacité. Les bâtiments intérieurs sont alors dispersés sur la place, sans soucis d’aménagement. En 1689, l’ingénieur de Lagrune prépare un projet d’amélioration qui n’est pas réalisé mais dont Vauban reprend l’idée principale : déplacer l’entrée au front Barraux.  Vauban visite fort Barraux en 1692, peu après l’incursion du Duc Victor-Amédée de Savoie en Isère. Une caserne, numérotée 28, est construite peu avant 1692 et est réaménagée plus tard.  Il élabore alors un programme de chantier important qui modifie profondément le fort, tant dans ses ouvrages fortifiés que dans son aménagement intérieur. Les fossés sont recreusés d’une toise, les pointes des bastions sont rehaussées pour un meilleur défilement et leurs bastions sont équipés de casemates souterraines pour les tirs croisés. La porte est déplacée au front de Barraux et une demi-lune et une lunette détachée sont construites devant elle. Trois ponts-levis et un pont dormant doivent être franchis pour atteindre le porche qui est équipé de deux portes cloutées séparées par des orgues descendant de l’étage supérieur. Deux autres lunettes sont ajoutées pour couvrir les deux courtines du front de l’Isère et une tenaille renforce celle qui équipe les bastions de la Reine et de Lesdiguières. Les chemins couverts sont reconstruits et équipés de traverses avec chicanes et de places d’armes rentrantes ou sortantes. Des redoutes sont prévues sur les capitales des bastions, de même qu’un retranchement sur la rivière du Furet en contrebas du fort, un pont défendu par des redoutes sur l’Isère et des obstacles sur la Chartreuse. Mais ces derniers ouvrages n’ont pas été réalisés. A l’intérieur, la cour du fort est nivelée permettant un programme d’urbanisme ordonné. Une place d’armes centrale est aménagée et est bordée de bâtiments sur trois côtés. De nouvelles casernes à deux ou trois niveaux, un bâtiment des officiers, un arsenal à deux étages, une nouvelle chapelle, une nouvelle poudrière enterrée (la grande) et un puits voûté à l’épreuve sont prévus dans les projets de Vauban dès 1692, mais sont construits progressivement, au gré des moyens financiers. Le puits foré à 48 m de profondeur est alimenté par de l’eau de source assurant l’autonomie du fort. La petite poudrière, qui existait avant 1692, est redressée tant bien que mal. La porte est déplacée une nouvelle fois pour être installée dans le front ouest. Au début du XIXe siècle, des modifications sont apportées au fort : d’abord par la construction d’un cavalier casematé d’artillerie sur le front de Grenoble, ensuite par l’ajout d’une contre-garde équipée de contre-mines sous le glacis du front de Savoie. Les lignes de ces chantiers avaient été envisagées dès 1791 par l’ingénieur Le Michaud d’Arçon. Le fort Barraux et l’ensemble de ses bâtiments militaires existent toujours. Ils se sont cependant fortement dégradés suite à l’abandon du site par l’armée en 1986, après avoir servi de dépôt de munitions et de prison. En 1993, un orillon s’est effondré et une courtine en 1995. Pour y remédier, d’importants chantiers de restauration sont en cours, réalisés par des bénévoles et de jeunes en voie de réinsertion socioprofessionnelle. Le fort se visite librement de mai à septembre, de manière guidée et/ou théâtrale toute l’année, sur réservation auprès de l’Association de sauvegarde et de valorisation du fort Barraux, qui y organise régulièrement des expositions et manifestations culturelles diverses. Le plan relief de 1674 au 1/600e, restauré en 1818 et 1920, est conservé au Musée des Plans reliefs à Paris. Dans l’œuvre de Vauban, le fort Barraux présente un grand intérêt en tant que place de montagne remaniée.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

GRENOBLE (38) :

Les fortifications romaines subsistent jusqu’au XVIe siècle et sont modifiées à plusieurs reprises. D’abord, par un agrandissement au XIIIe siècle à l’emplacement de l’actuel musée des Beaux Arts, ensuite par l’ajout d’un tour de protection de la porte Saint-Laurent et du pont sur l’Isère en 1382, et enfin, en 1444 avec l’extension de la ville au sud-est. Dans ce dernier cas, une maison forte est ajoutée au même moment sur la colline de Rabot pour surveiller la route de Lyon. Prise par le protestant Lesdiguières en 1590, la ville voit le remplacement de cette enceinte ancienne par un premier rempart bastionné, plus large que le précédent et triplant la superficie intramuros. Deux nouvelles portes sont installées dans cette enceinte sur la rive droite : la porte de France et la porte Saint-Laurent, le long de l’Isère. Une première fortification de hauteur est créée sur la colline de la Bastille qui domine Grenoble, il s’agit d’une redoute, reliée à l’enceinte par des bastions et redans. Une citadelle carrée est ajoutée à l’est, près de la rive gauche de l’Isère. Un premier agrandissement de cette enceinte bastionnée est réalisé en 1639 par l’ingénieur Jean de Biens, sur ordre du petit-fils de Lesdiguières, François de Créqui. L’agrandissement est réalisé au sud-est par l’ajout de deux bastions complets, raccordés à l’enceinte par deux demi-bastions. Deux demi-lunes complètent ces remparts en 1661. Le reste de l’enceinte est modernisé, tandis que Jean de Biens entreprend de domestiquer les ruisseaux du Verderet et du Draguet, ainsi que l’endiguement du Drac, affluent de l’Isère, pour protéger la ville contre les inondations. Un second agrandissement de l’enceinte est réalisé à l’ouest entre 1670 et 1675, l’agrandissement Créqui, dénommé ainsi car François de Créqui en est également le commanditaire. Vauban visite Grenoble à deux reprises : en 1692 et 1700. Durant sa première visite, menée à la suite d’une tentative de siège savoyarde, il nous décrit la ville de Grenoble comme indéfendable vu le mauvais état de ses fortifications et les terrains militaires occupés par des habitations. Pour y remédier, son projet prévoit de dégager l’enceinte des constructions parasites, de reboucher les brèches que l’on y a percées, de terrasser convenablement les glacis, d’approfondir les fossés, d’ajouter des demi-lunes et de créer des avants fossés. Pour la Bastille, il préconise le remplacement de la redoute ancienne par un nouveau fort étagé sur plusieurs niveaux. En 1700, il dessine des ajouts à son premier projet : démolition de la citadelle de Lesdiguières pour la remplacer par des casernes et des magasins, et agrandissement de l’enceinte vers le sud pour inclure les faubourgs qui la débordent. Toutefois peu de modifications sont réalisées : des contreforts au revers des courtines, quatre demi-lunes et deux magasins à poudre sont construits entre 1692 et 1700. Le fort de la Bastille n’est pas réalisé faute d’argent. Quant aux occupations de terrains militaires par des civils, Elles persistent et se multiplient durant le XVIIIe siècle. Quarante ans après le décès de Vauban, les ingénieurs de Louis XV proposent en 1747 de percer un canal de dérivation de l’Isère. Le projet vise, d’une part la lutte contre les inondations, d’autre part à constituer un retranchement hydraulique. Plusieurs ouvrages défensifs doivent être construits le long du canal. Ce projet n’aboutit pas non plus. Il faut attendre la Restauration en 1816 pour voir se concrétiser enfin les ouvrages projetés par Vauban : le général Haxo dessine le fort de la Bastille de 1818 à 1823 et l’ingénieur Tournadre agrandit l’enceinte urbaine vers le sud, accomplissant les grandes lignes des projets de Vauban. Ces chantiers débutent en 1824 et se terminent sous la Monarchie de Juillet en 1844. Après 1873, le colonel Cosseron de Villenoisy, collaborateur du général Séré de Rivières, construit une ceinture de six forts périphériques sur les hauteurs environnantes.[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »2073″ img_size= »full »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »2074″ img_size= »full »][/vc_column][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

MONTMELIAN (73) :

L’importance qu’il revêt s’illustre par les tentatives dauphinoises de 1142 et 1154 de prendre la citadelle, mais repoussées par les Savoyards. Il faut attendre 1553, pour que les troupes françaises de François Ier prennent la cité à la suite de la soumission rapide de son gouverneur. Henri II fortifie encore le site, craignant l’arrivée par les hautes-vallées des troupes espagnoles. Le duc de Savoie récupère ce territoire en 1563 et dès 1578, il modernise la citadelle qui protège la ville. Vingt-deux ans plus tard, Henri IV envahit la Savoie en 1600. Il fait assiéger la ville par Sully qui dira qu’elle est « une merveilleusement forte place et la meilleure qu’il vit jamais. ». Le 16 novembre, le comte de Baudis capitule rapidement au grand dam du duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie, venu aider la citadelle. Après la chute de Chambéry, le traité de Lyon est signé, du 17 janvier 1601, par lequel le duc de Savoie recouvre Montmélian et Chambéry, conserve le marquisat de Saluces mais perd le contrôle du Rhône et les terres allant jusqu’à Lyon, principalement la Bresse, le Valromey, le Bugey et le pays de Gex. Mais les conflits entre la Savoie et la France perdurent, et en 1630 Louis XIII et Richelieu reprennent Chambéry le 17 mai assiègent Montmélian. Malgré un siège de treize mois, la citadelle commandée par Jaffré de Bens de Cavour ne capitule pas; Louis XIV l’assiègera également en 1691 et en 1701. Prise, la citadelle est détruite en 1706, sur ordre du roi de France et le conseil de Vauban. La colline qui l’accueillait est aujourd’hui nue et elle est devenue un belvédère. « Selon la Gazette du 18 août 1691 : La ville de Montmélian, après s’être défendue durant sept jours de tranchée ouverte, fit battre la chamade le 4 août, sur les quatre heures du soir, et se rendit suivant la capitulation réglée par le sieur de la Hoguette, Maréchal de camp qui en avait fait le siège. Il fut réglé que le lendemain 5 août, les habitants remettraient les portes de la ville aux troupes du Roy ; qu’ils auraient une trêve de quatre jours, durant laquelle toutes hostilités cesseraient, et que les habitants pourraient sortir avec leurs femmes et enfants, meubles et effets, pour se rendre en tel lieu qu’ils voudraient, de l’obéissance du duc de Savoie, sans aucun empêchement… On a perdu à ce siège environ soixante hommes… La nuit du 9 août 1691, on fit sauter les murailles et toutes les maisons de la ville. La garnison du château fit grand feu, mais sans effet. » La commune est membre de la Communauté de communes Cœur de Savoie. Elle appartient au Territoire du Cœur de Savoie, qui regroupe une quarantaine de communes de la Combe de Savoie et du Val Gelon[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

SOLOTHURN – SOLEURE (CH) :

La ville tire son nom du Salodurum, une colonie de l’époque romaine. Vers 25-350, la colonie a été transformé en un camp fortifié ou castrum (de superfice moitié moindre de la Colonie) entouré d’un mur épais et 9 m (30 pi) de hauteur de 2 à 3 m. La nouvelle ville fortifiée était en forme de cloche et est toujours visible sur le cadastre carte de la ville. Peu avant 1200, il a été construit une tour fortifiée Zähringer au nord du monastère de St. Ours. Dans la première moitié du XIIIe siècle, un mur de la ville a été construit autour de la zone de l’ancien castrum élargie à l’est de l’église de St. Pierre et St Ours. De 1530 à 1792, la ville fut la résidence des plénipotentiaires des rois de France, lui conférant ainsi la désignation de Cité des ambassadeurs. es fortifications de Soleure, imposantes mais à l’efficacité militaire discutable (1667-1727), répondaient à un projet du Tessinois Francesco Polatta, complété ensuite par Jacques Tarade pour le faubourg et Vauban pour les ouvrages avancés. Leur réalisation outrepassa de loin les possibilités financières de la ville, malgré l’introduction d’un impôt spécial que les plus pauvres pouvaient payer sous forme de corvées; elle accrut la dépendance de Soleure envers la France avec la construction d’une grande enceinte fortifié qui comprenait onze bastions et demi-bastions et agrandissait la zone protégée en y incluant le Kreuzacker à l’est du faubourg.. Le mur de la ville se modernisent augmentant et intégrant de nouveaux quartiers comme celui de Kreuzacker. Soleure a conservé des éléments spectaculaires de l’époque baroqueL. En 1835, le canton commença à démolir, comme il en avait la compétence, les fortifications baroques à la hauteur des portes de Bâle et de Bienne. Il s’agissait de faciliter le trafic plutôt que d’abattre un symbole politique. Au début, ce démantèlement n’eut guère d’effet urbanistique. D’autres brèches furent percées en 1856-1857, lors de la construction de la ligne Herzogenbuchsee-S.-Bienne de la compagnie du Central-Suisse. Le Grand Conseil, en choisissant d’implanter la gare de la ligne du Gäu (ouverte en 1876) au sud de la ville, condamna les bastions de la rive sud de l’Aar, zone où surgit dès 1890 le quartier de Neu-Solothurn, deuxième grande extension de la ville. Dès 1876, une opposition se dessina contre la poursuite de la démolition des remparts. Après plusieurs années de lutte, la commune d’habitants acquit le bastion de Riedholz au nord-est et le fit restaurer en 1893. En revanche, la campagne nationale contre la décision du Grand Conseil de démolir en 1905 une partie des remparts du faubourg (Turnschanze) échoua, mais elle fut à l’origine de la fondation du Heimatschutz. Sur l’emplacement des fortifications au nord de la ville, on aménagea avant 1902 un boulevard, un grand parc et des bâtiments culturels.[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »2075″ img_size= »full »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »2076″ img_size= »full »][/vc_column][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

CASALE MONFERRATO – CASAL (I) :

En 1559, le Traité du Cateau-Cambrésis la transfère au pouvoir des Gonzague (Gonzaga) de Mantoue, qui s’emploient à la fortifier. Ils vont construire une nouvelle enceinte et une citadelle hexagonale vers 1590. La nouvelle enceinte permet d’englober la Ville Neuve qui est alors entre l’enceinte médiévale et la nouvelle enceinte. Au XVIIe siècle, les Gonzague continuent à renforcer les défenses de l’enceinte. L’ingénieur italien Fernando Carlo intervient sur l’enceinte entre 1668 et 1674. En 1628, la ville est assiégée une première fois, c’est le début de la guerre dite de succession de Mantoue. Elle sera assiégée une seconde fois, en 1630, et défendue par le maréchal de France Toiras. En 1681, le duc de Mantoue, Charles III Ferdinand de Mantoue, vend la ville et la citadelle au roi de France. Vauban visite la place et produit un mémoire dans lequel il présente les faiblesses de la place qui est alors renforcée. Le général Catinat, ami de Vauban, est nommé gouverneur de la place. Les premiers chantiers se sont terminés en 1686, puis ils reprennent en 1686, puis entre 1691 et 1693. Pendant la guerre de la Ligue d’Augsbourg, la ville est prise par les Piémontais. Elle est assiégée en 1695 par les Français sous le commandement de Vauban. Les fortifications sont démolies par les Français lors de la restitution de la ville au duc de Mantoue en 1696. Tout au long du XVIIe siècle, elle est l’objet de sièges et d’assauts de la part des Espagnols et des Français, jusqu’au Traité d’Utrecht de 1713, où elle perd son rôle de capitale en passant à la Maison de Savoie. Les ingénieurs savoyards reconstruisent l’enceinte de la ville à la fin du XVIIe siècle, début du XVIIIe siècle, mais pas la citadelle qui est remplacée par un couronné. Le château lui-même est une imposante construction militaire du XVe siècle, avec un plan hexagonal, quatre séries de tours et un fossé d’encerclement. Il demeure le château, imposante construction militaire du XVe siècle, avec un plan hexagonal, quatre séries de tours et un fossé d’encerclement.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

EXILLES (I) :

Une première tour lombarde existe au VIIe siècle : elle est détruite par les Francs. Un château fort est construit sur un éperon rocheux dans la deuxième moitié du XIIè ; le territoire appartenait alors au Dauphiné de Viennois. Après le transport du Dauphiné au royaume de France en 1349, ce château est constamment agrandi et amélioré par les ingénieurs du roi de France, étant en position avancée sur le versant italien des Alpes. Il sert ainsi de dépôt d’armes à la fin du XVe siècle. Charles-Emmanuel Ier de Savoie profite des guerres de religion qui affaiblissent la France pour s’en emparer en 1593, avant de le perdre quelques années plus tard. L’ingénieur militaire Jean de Beins lui ajoute des bastions au début du XVIIe siècle. Sous le règne du roi de France Louis XIV, le fort d’Exilles a été le lieu d’enfermement pendant plusieurs années de l’Homme au masque de fer, qui avait précédemment été emprisonné à Pignerol et sera, après Exilles, retenu dans l’île Sainte-Marguerite en face de Cannes, puis à la Bastille à Paris. Vauban supervisera les mesures de sécurité liées à l’emprisonnement de cet hôte mystérieux.  Il est pris à nouveau par la Savoie en 1708 et cédé en 1713 par le traité d’Utrecht, avec le haut val de Suse, au duché de Savoie. Il est alors tourné contre la France par Willencourt (1726), puis Ignazio Giuseppe Bertola, qui acquit le titre de « Comte d’Exilles », et enfin Bernardino Pinto. Les travaux durent jusqu’en 1780. Il est pris en juillet 1794 par les armées révolutionnaires. Jugé menaçant pour la France, le traité de Paris prévoit sa destruction à la fin de 1800. Le fort est reconstruit pour contenir une éventuelle menace venant de la France post-révolutionnaire, par Antonio Olivero et Giuseppe Rana (1818-1829). Il est financé par l’indemnité de guerre versée par la France. Il est en forme de grand trapèze : deux petits côtés de 90 et 60 m ; deux grands côtés de 260 m[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width= »1/3″][vc_single_image][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »2079″ img_size= »full »][/vc_column][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

FENESTRELLE (I) complexe fortifié :

FORT MUTIN : La construction du fort Mutin commence en 1694 sur l’ordre de Louis XIV avec l’objectif de contrôler la vallée et bloquer d’éventuelles attaques des troupes venant de Pignerol. Le fort de forme pentagonale est construit d’après les plans de l’architecte Guy Creuzet de Richerand, responsable des fortifications en Dauphiné. Lors de sa visite d’inspection en 1700, Vauban critique sévèrement l’édifice, lui trouvant une faiblesse due au relief et aurait préféré le démanteler. Cependant, au vu de la situation politique de l’époque et du coût des travaux, il tentera de combler ce défaut par la construction de huit redoutes. Le 31 août 1708, après quinze jours de siège, un bombardement fait exploser le magasin à poudre. Le fort se rend aux armées Savoyardes. Le duc Victor-Amédée II le fait restaurer et tourne ses canons en direction de la France. Il restera actif pour éviter un retour des Français jusqu’en 1736, où il est partiellement abattu pour la construction de la redoute Charles-Albert qui le remplace définitivement. Aujourd’hui, il ne reste du fort Mutin que quelques ruines visibles à travers la végétation qui l’a envahi Fenestrelle est cédée par la France à la Savoie par le traité d’Utrecht (1713).; Les travaux s’achèvent en 1850 par le démantèlement du fort Mutin.
FORT DELLE VALLI Pour défendre sa nouvelle acquisition, Victor-Amédée II confie la construction d’un fort à Ignazio Giuseppe Bertola. Il construit le fort Delle Valli, à 1 800 m. Trois autres forts sont ajoutés en cent vingt ans : le fort Charles-Albert au point le plus bas, le fort San Carlo, et le fort de Tre Denti. Les travaux s’achèvent en 1850 par le démantèlement du fort Mutin. Il s’agit d’une immense forteresse militaire de 1 300 000 m², la plus grande d’Europe, une oeuvre colossale qui grimpe sur la crête du mont Orsiera sur 3 km et qui domine la vallée de Chisone entre 1 135 et 1 785 m d’altitude ; Ces forts sont reliés sur une longueur de 3 km par des murailles et un long couloir abritant un escalier de 4 000 marches. Le fort delle Valli (fort de la vallée) est le premier à être construit. Dès 1728, Bertola voit cet emplacement stratégique à la cime du mont Panaia à 1 800 m d’altitude qui permet de contrôler la vallée à 360°. Il est composé de trois redoutes. La redoute Belvédère, la plus basse, qui est le lieu de vie des soldats en poste au fort. La redoute Saint-Antoine (Sant’Antonio), beaucoup plus petite. Et la redoute dell’Elmo, dernier bastion qui domine l’ensemble de la forteresse. Essentiellement dissuasive, la forteresse de Fenestrelle n’a jamais eu à soutenir de siège. La forteresse servit de prison politique pour y retenir du 6 juillet 1809 au 30 janvier 1813 le cardinal Pacca, vice-secrétaire d’État du pape Pie VII, sur l’ordre de Napoléon, pendant que le pape était exilé à Savone jusqu’en juin 1812. La forteresse accueille ensuite des prisonniers politiques sardes, des soldats pontificaux et napolitains. À l’issue de la proclamation du royaume d’Italie (1861), les hommes des armées pontificales et siciliennes qui refusèrent de prêter serment au nouveau roi sont emprisonnés dans la forteresse. La controverse principale concerne la détention et l’exécution massive de soldats méridionaux, thèse avancée depuis les années 1990, certains comparant Fenestrelle à un goulag ; cette thèse est aujourd’hui dénoncée par un historien italien, Alessandro Barbero. La forteresse est ensuite convertie en dépôt d’artillerie dans les années 1920.
REDOUTE CHARLES ALBERT : La redoute Charles-Albert, reliée à la forteresse par un fossé, est construite en 1836 sur la rive gauche du Cluson en remplacement du l’ancien fort Mutin. La redoute était constituée à l’origine de deux édifices de part et d’autre de la route, aujourd’hui route nationale 23. La structure encore existante a la forme d’une pyramide tronquée de base carrée, pourvue de cinq niveaux dont deux sous le niveau de la route.
FORT SAN CARLO : Construit de 1731 à 1789, le fort San Carlo est le plus important et le mieux conservé de l’ensemble de la fortification. C’est ici que se trouve l’entrée réservée aux officiers de haut rang, aux ambassadeurs et aux nobles, la Porte Royale. À l’intérieur du fort, autour d’une Place d’Armes, se présentent l’entrée de service, protégée par un pont-levis, le Palais du Gouverneur est construit de 1738 à 1742 et se divise en quatre niveaux, dont un enterré, avec des murs de plus de deux mètres d’épaisseur. La Façade est aujourd’hui encore bien conservée et ornée d’une corniche sculptée. Le dernier étage accueille le logement du gouverneur et de sa famille et un grand salon pour les réunions du gouverneur et des officiers occupe l’étage inférieur., En face de ce palais, le pavillon des officiers est construit entre 1780 et 1789 avec une double fonction, logement pour les officiers de la garnison d’une part et prison pour les personnes importantes et les officiers ayant dérogé au code militaire de l’autre. Il se compose de 44 pièces réparties sur 5 niveaux plus un souterrain où l’on trouve les cuisines1, les quartiers de garnisons, l’église, le magasin à poudre, et une infirmerie. C’est de ce fort, sous la tour du clocher, que démarre le fameux escalier couvert.
FORT DE TRE DENTI : Le fort des Trois Dents (Tre Denti) tient son nom de trois pointes rocheuses (dents) sur lesquelles il est construit. Situé à 1 400 m d’altitude, il s’agit de la plus ancienne construction de la forteresse de Fenestrelle. C’est le général Catinat qui, en 1692, fit bâtir cette première fortification pour le compte de la France. Dominant le Fort Mutin sur un versant opposé il le protégeait et renforçait le dispositif de contrôle de nos frontières. La guérite du Diable (Garitta del Diavolo) construite sur un éperon rocheux, domine le fort de 20 m et est ainsi un excellent poste d’observation qui permet une vue parfaite sur la vallée. Ce n’est qu’à la suite du Traité d’Utrecht de 1713 que la position fut reprise pour le compte de la Savoie, puis agrandie dans la précipitation sur les plans d’Antonio Bertola (père d’Ignazio Bertola). Le second projet présenté en 1727 par Ignazio Bertola intègre l’ancien fort à l’ensemble. Le fort des Trois Dents est armé de six canons et dispose en outre d’un magasin à poudre, de cuisine, de magasin et d’une citerne alimentée en eau par un aqueduc desservant les forts des Trois Dents et de San Carlo[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

PIGNEROL (I) :

Conquise par les Français sur les Savoisiens en 1630, la ville et ses environs sont attribués le 30 mai 1631 à la France par le traité de Cherasco. Pignerol est alors soigneusement fortifiée par Jean de Beins, et constitue jusqu’à la fin du siècle une défense importante du Royaume de France. D’abord « Gouvernement particulier » dont Antoine de Toulongeon, père de Françoise-Madeleine de Chaugy, reçoit la charge, elle fut érigée par le roi Louis XIII de France en « Gouvernement général » dont le premier gouverneur recensé fut Henri de Maleyssye le 5 novembre 1643 jusqu’en janvier 1651. Il a comme successeurs, Antoine de Brouilly marquis de Piennes († 1er novembre 1676), puis Antoine de Brouilly marquis d’Herleville († 1713), cousin éloigné du précédent. Le cardinal de Richelieu confiée à Vauban, le plus grand ingénieur militaire Français de l’époque, la tâche consistant à Pinerolo une extraordinaire forteresse destinée à assurer le contrôle de la France du Nord de l’Italie. Vauban procède à plusieurs expropriations pour restaurer l’enceinte urbaine et le château a été reconstruit, la Citadelle a été agrandie. La ville est restée seulement deux portes, une en France et une à Turin. Plusieurs ateliers ont été démolies et les travailleurs transférés à Lyon, dont l’industrie a été renforcée au détriment de la région de Pignerol. Une forteresse impressionnante y fut érigée. Vauban visite les lieux pour la première fois en 1669. Il signe un projet en 1670 pour la citadelle et la ville. Il critique l’enchevêtrement des fortifications irrégulières de celles-ci, dont il modernise l’intérieur et retrace le chemin-couvert qu’il dote de traverses et de places d’armes rentrantes. Dans la citadelle, la modernisation intérieure permet d’améliorer le confort et l’hygiène de la garnison par un déplacement, entre autres, des lieux d’aisance, auparavant trop proches des réserves d’eau potable. Elle servit également de prison d’État. Nicolas Fouquet, surintendant des finances de Louis XIV, disgracié et condamné à la prison à vie en 1664, sera transféré du château de Vincennes à Pignerol à l’issue de son procès. Il y décédera en 1680. Le duc de Lauzun y fut également emprisonné pendant 10 ans. Cependant, le plus célèbre prisonnier de Pignerol reste l’Homme au masque de fer. Ce projet est complété en 1682 durant son second passage. Ces plans n’ont pas modifié le tracé de l’enceinte et de la citadelle qui restent identiques entre 1669 et 1692. En 1692, il propose un autre projet prévoyant la construction d’ouvrages totalement neufs et un approfondissement des fossés afin de restructurer l’enceinte urbaine. Cependant, la Guerre de la Ligue d’Augsbourg conduit les ingénieurs français à ne réaliser que des travaux d’urgence qui permettent de faire échouer le siège piémontais de 1693. Un dernier projet est élaboré en 1695. L’année suivante, un traité secret restitue la place de Pignerol au duc de Savoie Victor-Amédée II. La clause principale de ce traité prévoit la démolition complète de la place. La ville sera reconquise par Victor-Amédée II de Savoie en 1696 et sera dès lors savoyarde. Aucun vestige visible des fortifications ne subsiste aujourd’hui[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »2080″ img_size= »full »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »2081″ img_size= »full »][/vc_column][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

TURIN (I) :

Emmanuel-Philibert (1553-1580) se réconcilie avec la France et épouse la fille de François I, Marguerite de Valois. Turin reste semblable jusqu’en 1620, mais Emmanuel Philibert : * fait construire la Citadelle (1566), selon les techniques militaires les plus modernes, ce qui en fait un modèle d’architecture militaire en Europe (l’architecte Francesco Paciotto est un disciple de Francesco di Giorgio Martini). La caractéristique des trois séries d’agrandissements est le respect de la structure originelle du camp romain : on construit des structures identiques, avec des rues qui se croisent à angle droit et une place qui correspond à l’ancien Forum. Chaque fois que l’on crée un nouveau quartier, on déplace les murailles fortifiées. C’est le gouvernement ducal qui commande le nouvel urbanisme (un Magistrat des Constructions est chargé de contrôler la construction du patrimoine ducal et des édifices privés), ce qui va donner à Turin une grande unité architecturale et décorative : la ville doit être l’image de pierre de la grandeur de la famille ducale. Un premier agrandissement significatif se fait sur la période 1606Y-1658 et affirme l’autorité ducale et communale. En 1668, la paix revenue (Paix d’Aix la Chapelle du 2 mai 1668), Vauban se rend en Piémont avec M. de Louvois et donna à M. le duc de Savoie des desseins pour fortifier Turin. Une nouvelle série d’agrandissement se fait à partir de 1673. Turin devient la capitale d’un grand État où croissent les exigences administratives, militaires, industrielles et commerciales ; de nombreux travailleurs y émigrent. On prolonge donc la ville vers l’Est avec la diagonale de via Po pour rejoindre le fleuve où il y avait déjà un pont en pierre et bois depuis le XVe siècle. Les façades sont identiques à celles de la via Nuova (via Roma), mais les maisons sont plus hautes, avec des boutiques au rez-de-chaussée, surmontées d’une mezzanine sous l’arcade ; le propriétaire demeure au 1er étage ; au-dessus les logements sont loués. De grandes places et palais sont construits. En 1717-1731, Juvarra construit sur la colline la Basilique de Superga, en remerciement pour la victoire de 1706 sur les armées françaises. En 1713, la paix d’Utrecht achève la guerre de succession d’Espagne et donne au Piémont le royaume de Sicile, échangé en 1715 avec le royaume de Sardaigne. A partir de 1719, troisième vague de développement. Juvarra construit les quartiers militaires de l’autre côté de la ville. Victor Amédée II (1684-1730), premier roi de Sardaigne, réorganise l’administration (Conseil d’État, Secrétariat d’État à la guerre, Archives, Chambre des Comptes, etc.) et fait construire les bâtiments nécessaires à les abriter. La Ville bourgeoise se développera dans le courant du XIXè.vinar dapibus leo.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

VERRUA SAVOIA (I) :

La forteresse était défendue par des remparts et 4 bastions : le bastion de la Vigne, le bastion de l’Alle, le bastion de Camus et le bastion de Sainte-Marie. La partie principale de la forteresse était constituée d’un donjon, de casernes des soldats et d’un puits. En-dessous de ce complexe se trouvait le bourg de Verrua avec le quartier des officiels, la place royale, la maison du gouverneur, les casernes de l’Église, l’Église Saint-Jean-Baptiste, patron de la bourgade, et la caserne du « Soccorso. Au centre de la forteresse, se trouvaient les entrepôts résistants aux bombardements, qui contenaient les armes, un magasin à poudre et les munitions. La seule porte est la Porte dite du Soccorso qui s’ouvrait sur la rue du même nom, et qui reliait la forteresse à la plaine. Après la paix d’Aix la Chapelle (2 mai 1668), Vauban établi des dessins pour le Duc de Savoie à la demande de Louvois pour fortifier la Place. La forteresse a résisté à de nombreux sièges, y compris le français de 1704. Les Français réussirent à assiéger Verrua Savoia, mais cela permit aux Piémontais de se préparer à temps pour la bataille de Turin et de gagner. La forteresse a été démantelée en 1707.[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »2082″ img_size= »full »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/3″][vc_single_image][/vc_column][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]

VERCEIL – VERCELLI (I) :

Elle a été fondée, selon la plupart des historiens, vers l’an 600 av. J.-C. C’est dans les plaines de Vercelli (Vercellae) qu’eut lieu, en 101 av. J.-C., la bataille de Vercellae opposant les troupes du général romain Marius aux Cimbres. En 1499 et 1553 la ville a été prise par les Français, et en 1616, 1638 et 1678 par les Espagnols. En 1704, elle supporte un siège éprouvant par les Français, qui n’ont pas réussi à détruire la forteresse, après quoi elle partage le destin de la Savoie. Après la paix d’Aix la Chapelle (2 mai 1668), Vauban établi des dessins pour le Duc de Savoie à la demande de Louvois pour fortifier la Place. Vauban décrit l’environnement en 1682 : « du costé de Verseil est aussy plan et uny a perte de veüe mais non tout a fait si bon quoyque tres fertille en bled et bestiaux il est aussi plus coupé de riuieres et canaux dont quelque uns y font souuent bien du mal, on appelle cette contrée du païs le Monferrat bastard a la difference de l’autre qui est exempt de ses disgraces […] » Entre le 11 septembre 1802 et avril 1814, Verceil fut française (préfecture du département de la Sésia), avant de revenir au Royaume de Sardaigne à la Restauration.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]